Villers la Vigne: le vignoble de l'Abbaye de Villers la Ville
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Villers la Vigne. Le vignoble de l'Abbaye de Villers la Ville, en Brabant

Saint Vincent 2011 à Torgny 05 et 06 février.  06/02/2011

       
12ème fête de St-Vincent

Officiellement, le calendrier prévoit la fête de St Vincent le 22 janvier, les vignerons de Torgny s’organisent pour se réunir un peu plus tard afin d’inviter leurs collègues d’autres régions par exemple les frères et sœurs jumelés du Clos de Villers-la-Vigne… et fêter dignement notre Saint avec ceux qui ont apporté leur soutien au développement de notre vignoble communal.
 


 - Samedi 5 février

A 11h : Une messe à Torgny confirme la tradition et le soutien du Saint aux vignerons avec la bénédiction des vins.  A l’issue de cette messe, chacun est invité au vin d’honneur dans le chapiteau sur la place devant l’église   

Vers 13h30 : Un repas du terroir attend les invités (projection vidéo prévue reprenant les moments forts de l’année)

Vers 16h : Un temps est prévu pour rendre hommage aux nouveaux venus qui sont attitrés « vendangeurs du Poirier du Loup »   

Dégustation des vins de l’année



 - Dimanche 6 février

L’attraction principale de la journée, c’est la distillation des pulpes de raisins pressées qui ont fermenté et macéré depuis les dernières vendanges.

Pour ce travail, Jean-Christophe Lachaise (distillateur itinérant dans le nord-est de la France) passe la frontière et s’installe sur la place du village pour faire chauffer son alambic et faire bouillir les marcs du vignoble toute la journée.

A partir de 9h, un stand est prévu afin de nous faire déguster nos produits

Entre 10h et 16h, une ballade touristique et vitivinicole est organisée dans le village de Torgny dans une ambiance familiale.  Un questionnaire nous est remis au début de la promenade et le gagnant est récompensé par un panier garni.

A partir de 11h, un concert de cors de chasse accompagne ces moments exceptionnels
 

A partir de 15h, visite de la cave

Dans l’alambic, ils cuisent les cochonnailles pour le repas de midi.  Avis aux explorateurs de nouvelles gauloiseries, les jambons et saucisses ainsi cuisinées prennent quelque peu les saveurs du marc de pinot noir.
 

 

 

 

 

 

J’ai trouvé sur la toile un beau résumé de la situation vitivinicole de Torgny et de ses 3 vignobles rédigé par Jean-Claude Lambé. Je lui emprunte la trame et la majeure partie de ce beau survol de cette région chère aux vignerons villersois. Je l’ai mise à jour après interviews très récents des vignerons concernés.

SITUATION et ORIGINE
Torgny est un village belge très pittoresque enclavé en France. Il se situe en Gaume dans la vallée de la Chiers. Sa population s’élève à environ +- 250 habitants.
Il fait partie de l’association des plus beaux villages de Belgique.
Le village est accroché à la pente douce de la troisième cuesta bajocienne. La cuesta est une colline allongée aux versants asymétriques. Une face douce et un versant abrupt. Le village est situé au pied de la pente douce de la cuesta.
Certaines habitations datent du 17ème et 19ème. Son origine remonte à l’époque romaine. On a y découvert une villa romaine du 1er siècle, des nécropoles mérovingiennes composées de 400 tombes du 6ème au 7ème siècle.
Les pierres jaunes que l’on retrouve dans les constructions du village et de la région proviennent d’anciennes carrières de calcaire.
En 1938, Raymond Mayné, le futur recteur de la faculté agronomique de Gembloux, découvrit à l’âge de 15 ans deux insectes inhabituels dans nos régions : La cigale des montagnes et la mante religieuse.
Depuis, la région a été baptisée la Petite Provence. Le village possède aussi une réserve naturelle et un ancien ermitage. Il est visité toute l’année par de nombreux touristes et curieux.
Le village possède trois restaurants que je recommande à vos papilles gustatives dans trois registres bien différents :
La Grappe d’or, l’Empreinte du Temps et La Romanette.

LE TERROIR
La vallée de Torgny est constitué de deux versants séparés par la rivière « la Chiers ». C’est d’ailleurs cette dernière qui délimite la frontière entre la France et la Belgique.
Le coteau de Torgny est orienté SUD-SUD-OUEST.
Le village est situé au pied de la 3ème Cuesta.
La troisième cuesta dite Cuesta bajocienne (Calcaire de Longwy) suit le tracé de la frontière belgo-française. Elle part de Torgny vers Halanzy en passant par Lamorteau et Signeulx.
Au sommet de la cuesta à Torgny, les pelouses calcaires de la réserve Raymond Mayné abritent la seule cigale de Belgique, la cigale des montagnes (Cicadetta montana).
La corniche boisée de cette cuesta fait déjà partie de l’ensemble paysager français du pays Haut lorrain. A ses pieds, la dépression de la vallée de la Vire et du Ton aval offre un paysage de prairies et de cultures sur un relief ondulé.
Le vignoble de Torgny se situe lui sur le coteau doux de la cuesta. Il est donc protégé des vents du nord par la cuesta et par le sommet de la colline boisée.
Le sol est composé de calcaire et l’exposition du village le gratifie d’un microclimat sec et chaud. A l’abri d’une crête boisée de feuillus, à l’altitude peu élevée de 275 m, ce coteau pentu se réchauffe en effet très vite à la fin de l’hiver et conserve sa bonne température tard en automne.
Le sol d’origine Jurassique moyen se situe sur des affleurements bajociens. Le calcaire Bajocien est constitué de calcaire dit de Longwy (calcaire jaune) d’une part et de aussi de blocs de calcaire désagrégés. L’océan recouvrait la région et on y retrouve régulièrement des fossiles.
L’exposition du sol est remarquable. Au sommet, la forêt de hêtres et de chênes forme un mur contre le froid du nord. Le sol est composé de marne jurassique de schiste et de sable carbonifère.
Tordons une fois pour toutes le cou aux mauvaises langues qui doutent du microclimat de Torgny après avoir expérimenté l’un ou l’autre week-end pluvieux, gris, venteux et froid.

Le village jouit d’un microclimat relativement doux dû :

1- à l’orientation s-s-o et la Cuesta assure la protection des vents froids du nord.
2- à la faible altitude des lieux par rapport à l’Ardenne.
3- au sol calcaire qui se réchauffe très vite sous l’action du soleil.

Le climat général est continental tempéré avec un bon ensoleillement moyen et une humidité relativement modérée. Il est favorable à la culture de la vigne.

LES PARCELLES.

Actuellement, trois parcelles sont cultivées à Torgny.

UN PEU D’HISTOIRE.

D’après l’ouvrage de Bernard Joannes (“Et si Torgny m’était conté…”, aux éditions de la Joyeuserie 2000, 226 pages), la vigne aurait probablement existé à l’époque romaine. D’après son étude, en1698 le vin manquait. En 1928, on recensait 28 parcelles d’une contenance totale de 4 ha 45 ares. Pour la plupart, situés au nord de la route Lamorteau-Epiez. Quelques parcelles appartenaient à des bourgeois de Virton. La vigne fût progressivement abandonnée pour des raisons économiques et climatiques (gelées fortes) et aussi à cause de la production de mauvaise qualité.

Il n’y a jamais eu une grande production de vin dans la province de Luxembourg car le climat était trop rude au nord et au centre. Même l’abbaye de St Hubert ne possédait pas de vigne dans la province mais bien dans celle de Liège.

La présence d’une distillerie et d’un vigneron à Torgny en 1833 (François Hablot) et en 1855 d’un vigneron du nom de François Nicolas Henry atteste la présence d’une activité viticole.

En 1889 un arrêté royal autorise François Jamin à établir une vigne à Torgny.
En 1890, une épidémie de phylloxéra décima le vignoble.
Les dernières parcelles donnaient encore 800 litres de vin léger à consommer sur place. Le vin ressemblait au « Gris de Lorraine ».
A Torgny, malgré la décadence des vins belges, on continua à produire 8 à 10 hectolitres d’un petit vin rouge léger de consommation locale.
En 1954, un terrain de 43 ares fût cédé à l’association Ardenne et Gaume pour y planter une vigne par la dame la plus âgée de Torgny Elle était surnommée « La Zolette ». Elle mit comme condition que le vin produit devra s’appeler « Clos de la Zolette ».
Les premiers plants de vigne furent plantés au mois d’avril 1955. Il s’agissait de Riesling-Sylvaner fournis par la station de Remich.
En 1956, la moitié des plants furent gelés.
En 1958, la plantation atteignit le nombre de 3.000 pieds.
Le 17 septembre 1959, Raymond Mayné inaugura la première vendange avec 150 kilos. La vinification était réalisée dans les caves Becker-Thewes à Ehnen (G-D-Luxembourg).
Ce qui donna 136 bouteilles à 9°5
1960 et 1961 furent médiocres. 1963 et 1964 : 3.000 kg. 1964 : 4.000kgs.
En 1976, 5.000 kg mais en 1985 le vignoble fut détruit.
Le premier gérant fut monsieur René Wathy.
Monsieur Georget Petit lui succéda quelques années plus tard.
Le vignoble fut replanté en 1987 mais comme il était mal entretenu il déclina assez rapidement. De plus, les visiteurs s’étonnaient aussi de la quantité de la production.
Le vignoble était en déclin, l’a.s.b.l. Ardenne et Gaume voulut récupérer son bien. En 1993, l’affaire fut portée devant les tribunaux.
En 1986, le Docteur Kayser et Monsieur Jadot plantèrent une vigne de 16 ares au lieu dit la « Fouchère ».
En 1991, les mêmes vignerons plantèrent une autre vigne au lieu-dit « Poirier du loup ». La légende raconte que l’endroit était choisi pour exposer et pendre les loups qui avaient été capturés puis tués par les chasseurs. Cette vigne fut reprise par la commune et cédée en gestion à Ecoculture (Société Coopérative.).
En 1996, un anversois nommé Delaet planta une vigne au lieu-dit « A l’épinette » sur la route d’Ecouviez.

1. LE POIRIER DU LOUP
Le Poirier du Loup est un vignoble communal appartenant à la commune de Rouvroy géré par bail emphytéotique avec la commune par l’association ECOCULTURE. Il s’agit d’une société coopérative à finalité sociale. Elle est dirigée par la présidente Sylvie Toussaint entourée d’un bon comité de bénévole.
La coopérative travaille en coopération avec l’asbl. La toupie d’Arlon qui est une entreprise sociale de formation par le travail dans trois secteurs : horticulture, Horeca et menuiserie.
Le maître de chai et de culture est Michel Crucifix.
Le vignoble a été planté au départ par le docteur Kayser de Saint-Mard en 1991.
Il a été repris en 1999 par la commune et géré par Ecoculture.
Sa superficie est actuellement de 1ha 60. Il est palissé en Guyot pour les anciennes plantations et en lyre pour les plus nouvelles
Il comprend (+-) 7500 pieds d’Auxerrois, de  Pinot noir, de Pinot blanc, de  Chardonnay, de Rivaner et de Gewurztraminer

La vinification est effectuée sur place et l’association dispose de locaux et du matériel professionnel.
Pour la vinification et la culture, l’association est conseillée  actuellement par le laboratoire œnologique de Beaune « Burgondia » ainsi que le laboratoire Bolan d'Oenofrance à Epernay.
L’entretien (taille – plantation – entretien) de la vigne est effectué par des bénévoles et aussi par des stagiaires de la Toupie.
Les vendanges sont effectués à la main par des bénévoles.
Le rendement moyen est de 40 hl par HA.
Les vendanges sont éraflées avant macération pelliculaire ou pressées entières directement pour fournir le jus servant au Pétillant méthode traditionnelle.
La fermentation est effectuée en cuve d’inox avec le contrôle de la température. Il s’agit de vinification traditionnelle. Le remontage est également pratiqué. Les malolactiques sont réalisées partiellement ou totalement sur chaque vin.
Les lies et les marcs de pressage seront utilisés en distillerie en vue de la confection et de Ratafia.
Une partie du vin rouge (Pinot noir) est élevé minimum 6 mois en fûts de chênes.
La production en 2008 +- 5000 bouteilles mais en 2009, la vendange bien que de bonne qualité permettra une production entre 3.000 et 3.500 bouteilles. Par contre la vendange 2010 qui s'est gonflée de l'apport des nouvelles vignes plantées en 2006, permet de penser que la production atteindra 7000 bouteilles. L’activité associative est aussi commerciale mais les ventes se font surtout à la cave, en participant à des marchés de produits de terroir ainsi que chez quelques revendeurs et restaurant de la région.
Le vignoble et la cave peuvent être visitée dans le cadre de visites guidées sur rendez-vous des dégustations y sont organisées, celles-ci pouvant aussi s'organiser dans le cadre d'un apéritif ou autre fête.
Chaque année le premier week-end de février, la Saint Vincent est organisée ainsi que la venue du distillateur français.(pour le marc et le Ratafia) démarche exceptionnelle autorisée par les accises dans le cadre de cette fête folklorique. C’est aussi l’occasion de faire la fête et de remercier les bénévoles sans qui le projet de développement du patrimoine viticole torgnolais n'existerait pas.

PRODUITS ELABORES
Vins blancs tranquilles  à partir des cépages Auxerrois, Pinot noir et  Pinot blanc           

Vin rouge à partir du cépage Pinot Noir élevé en fûts de chêne

Vins pétillants  à partir des cépages Chardonnay et Pinots noirs obtenus par méthode traditionnelle. La prise de mousse se fait depuis 2009 à la cave en utilisant une giropalette. Demande est faite pour avoir pouvoir bénéficier de l’appellation Crémants de Wallonie. la production se décline en deux couleurs : rosé de macération et blanc

Ratafia
- Ratafia blanc réalisé à partir du Gewurztraminer assemblé à l’eau de vie de raisin est nommé: sérum de sang de loup.
- Ratafia rouge réalisé à partir du Pinot Noir assemblé à l’eau de vie de raisin et baptisé : Sang de Loup  
 
Vin de Chaume, réalisé avec l’Auxerrois comme le vin de paille du Jura.
Le raisin est placé sur claies pendant quelques semaines pour le déshydrater. Il est ensuite pressé et vinifié. 600 bouteilles (37cl) ont été produites en 2008 et aussi en 2009.

PERSPECTIVES.
En culture:
L’association Ecoculture a décidé de passer en culture biologique à partir de 2009. Elle compte obtenir un label bio cette année 2015 après reconversion officialisée de 5 ans.  En 2009, la vigne a subit une première année de soins 100% naturels sous la houlette de Michel Crucifix et de Paul Demeersman. Depuis lors, tous les produits de synthèses pour lutter contre les maladies sont supprimés. Les produits simples comme la silice, le sulfate de cuivre, le soufre, le purin d'ortie et des bactéries subtilis issues de sols, sont utilisés en prévention à faible dose pour prévenir les attaques de parasites cryptogamiques bien connus; aucun traitement insecticide n''est nécessaire vu l'équilibre parasite -prédateur maintenu depuis le début. Pour exemple, en 2009 et en 2010 il ne fut utilisé que 4kg de cuivre métal par hectare pour l'année afin de prévenir et lutter contre le mildiou. Le travail du sol est réalisé par le dégazonnement en début de saison et le ré-engazonnement des sol dès la grappe formée afin de contrôler la disponibilité des compostes donnant des matières azotées à la vigne. le chaussage et déchaussage de la vigne est pratiqué comme technique de désherbage et d'aération mécanique sous les rangs.
 
En vinification:
Par l'exemple, les résultats obtenus et les conseils du Maître de chai de la Confrérie de Villers-la-vigne, la vinification de 2011 du Poirier du Loup sera partiellement commencée pour chaque vin mono-cépage par une macération carbonique, cela aura pour but d'augmenter les arômes fruités des divers vins du Poirier du loup.


2. CLOS DE L’EPINETTE.
Le clos de l’Epinette est un petit domaine fondé par un commerçant retraité venu d’Anvers, Monsieur Francis de Laet. Un. Sa cave se trouve dans la rue de l’Ermitage ainsi qu’une partie de ses vignes. Le reste de sa vigne se trouve au lieu-dit de l’Epinette sur la route d’Ecouviez. Il a planté sa vigne en 1996. Un seul cépage : l’Auxerrois et donc un seul vin.
Il travaille seul et vinifie sans aide, ni subside. Il est difficile d’obtenir plus de renseignements sur le vignoble, sa viticulture, ses rendements et les méthodes utilisées pour la fabrication du vin. Il reçoit les visiteurs dans sa cave joliment aménagée et propose une dégustation payante de vin et de jus de pomme.
La parcelle semble s’étendre sur 15 à 20 ares.

3. CLOS DE LA FOUCHERE.
Le clos de la Fouchère est situé près de la route de Lamorteau.
Il a été créé entre 1983 et 1985 par le Messieurs Kayser et Jadot.
Le 20 avril 2009, avant les vendanges, le domaine a été revendu à deux associés amis originaires de Longlier : Hubert Burnotte et Dany Dries. Ce sont deux grands passionnés de vins. Ils étaient déjà impliqués dans le vignoble du Poirier du loup.
La parcelle a une superficie de 16a35.
Il s’agit d’un endroit particulièrement bien exposé sud-ouest au soleil. Il est situé au milieu de la pente. Avec une pente moins forte que le Poirier du Loup. La distance avec les bois lui permet une meilleure jouissance des ressources naturelles du sol. D’après Hubert Burnotte, il bénéficie ainsi d’un emplacement idéal le protégeant des maladies cryptogamiques.
La parcelle se compose de 50 pieds d’Auxerrois, 107 pieds de Riesling, 197 pieds de Rivaner, 41 pieds de Sieger

Ils ont revalorisé la parcelle en plantant 500 pieds de :
160 Pieds de Pinot Saint-Laurent
140 pieds de Pinot Noir
140 pieds de Früh Burgunder
60 pieds de Chardonnay

La production normale devrait atteindre plus de 500 litres de vin.
La vinification des vendanges 2009 et 2010 a été réalisée par nos deux compères dans les installations d’Hubert Burnotte à Longlier.
Ils sont résolus à utiliser les méthodes de biodynamie. Tout est fait à la main et à la binette.
Ils font le vin par plaisir et n’ont pas de but commercial sauf celui d’essayer de rentrer dans leurs frais.

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