Villers la Vigne: le vignoble de l'Abbaye de Villers la Ville
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Villers la Vigne. Le vignoble de l'Abbaye de Villers la Ville, en Brabant

Mise en bouteilles du Regent 2010.  10/07/2011

Alors que le Tour de France en vélo démarre, la grande boucle du Regent 2010 se termine en cette veille de bataille des Eperons d’Or. Malgré une année 2010 catastrophique en août et septembre, le jus immature récolté a permis de nous donner 530 bouteilles d’une Cuvée rouge 2010 des plus agréables. Miracle ?


 

En 2009, Dame Nature nous avait bien aidés à extraire du raisin le meilleur de lui-même. Une année n’est pas l’autre et 2010 a dû être encadrée, guidée par les funambules de l’équipe de vinification mais comme sur le fil, il y a plus de place pour tomber bien bas que de rester sur le fil…

Toute vinification débute par les vendanges. Ce démarrage est capital et la qualité sanitaire doit être irréprochable déjà à ce stade-ci. Vu les 9 semaines quasi ininterrompues de pluie juste avant les vendanges, nous avons dû récolter avant maturité et trier grappe par grappe, quasiment grain par grain en ce samedi 25 septembre 2010.

C’est notre force, la force d’un groupe tel que le nôtre. Les vendanges durent, peut-être en trainant bien,  une demi-heure tout au plus mais le tri à  4 X 20 mains autour du barbecue qui fume encore s’étire tout au long de l’après-midi et rattrape pas si mal que cela une nature défaillante à ce stade-ci du démarrage de la vinification.

Puis, particularité de notre vin, le processus unique dans l’Europe septentrionale d’extraire par macération carbonique la quintessence des arômes fruités propres au Regent  nous permet aussi de réduire l’acidité tout à fait naturellement.

Vous l’aurez compris, notre vin est bien le vin de toutes et tous, à l’image de chaque brin d’acier qui torsadé par l’amitié et le plaisir de se revoir donne en finale un câble tressé à l’âme de la passion, à la solidité de notre plaisir, et à la longueur infinie de nos espoirs devenus réalité.

Aaahhh…l’âme du vin, chère à Baudelaire ! Je n’ai pu résister au plaisir de vous mettre le soupir du poète en fin de bafouille…prenez le temps d’onduler sur la vague de son plaisir devenu vôtre et ne boudez pas l’extase de jouissance littéraire qui en découlera !

Il n'y avait plus qu'à ...ah les YAKA...savoir exprimer dans le verre le défi passionnant de refléter le terroir, le cépage, et tout le travail des 50 vignerons actifs. Nous devions être capables de compenser le peu de soleil septentrional bien avare cette année-là et le manque de maturités aromatique et phénolique cruellement absentes en 2010.

Le processus mis en place - de macération carbonique, de système empêchant l'écrasement des baies, les tentatives infructueuses de maîtrise des températures par absence de groupe de froid, les nombreux soutirages, débourbages, fermentation, macération, l'équipement de première qualité, les ingrédients utilisés, tous respectueux de notre planète et de notre santé à nous qui allons déguster notre bébé bientôt tout au long de l’année viticole -  a extrait du raisin récolté quelques 398 litres de vin et 530 bouteilles ce dimanche midi...

Pour rappel, 2004 avait produit 465 bouteilles et 2005… 750 bouteilles de Léon Millot.

Modestement, je dois bien avouer que malgré les cheveux gris de l’un ou l’autre et donc…des miens…quelques rebondissements et surprises ont encore attendu l’équipe de vinification en ces mois de juin et juillet. Elle s’était d’ailleurs donnée RV au chai à 9h30 pour préparer le grand accueil de 11 heures pour tous celles et ceux qui souhaitaient mettre la main à la pâte.

Trente candidats au bonheur s’étaient donnés le mot ce matin et la mise en place de chaine d’embouteillage fut une affaire vite et bien réglée.

Vers 14h30, les bacs de vendanges opulents de flacons, orgueilleux du nouveau vin mis à l’ abri tapissaient fièrement le sol de la cour de la ferme puis du chai, une fois tout range et nettoyé.

Croquons la vie à pleine dent et mangeons nos pique-niques et multitude d’apéros et desserts en tous genres et associons-y notre Regent.

Mais quel compagnon de choix pour tous ces plats !

Notre vin accompagne à merveille les plaisirs de la bouche les plus variés, allant de la viande fumée à la tortilla, du gâteau au chocolat au poulet curry ! Il n’a pas fini de nous étonner celui-là. Je vous le dis…en vérité !

Cette Cuvée 2010 nous offre un Regent puissant, alcooleux, aromatique, porté sur les fruits rouges et quelques épices très rhodaniennes, au boisé fondu et à la robe profonde. Sa légère sucrosité associée à la caresse de son velouté offre au dégustateur une amplitude surprenante pour cette petite année…

Bref, il accompagnera nos repas avec bonheur et se boira à table, uniquement en bonne compagnie, bien entendu.

L’une ou l’autre indiscrétion m’ont déjà rapporté que le CA envisage de…peut-être …essayer de proposer quelques bouteilles aux membres…Mmmmm…que du bonheur en intraveineuse, foi d’épicurien !

… De l’heure fugitive
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !
Lamartine


Ne boudons pas notre plaisir et laissons à notre Cuvée 2010 le mois de repos dont elle a besoin pour terminer sa maladie de la bouteille qui suit chaque mise au Domaine.

Il nous reste encore quelques derniers flacons de rouge 2009 et blanc 2010, et à l’inverse de Richard Attenborough et son pont  trop loin, ils nous connecteront à la nouvelle période des vendanges qui nous attend déjà en arrosant délicieusement nos rencontres amicales, festives et de travail.

Christophe Waterkeyn



L'Ame du Vin

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles:
«Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité!
Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
Car j'éprouve une joie immense quand je tombe

Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content;
J'allumerai les yeux de ta femme ravie;
À ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!»

Charles Baudelaire

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